Retour sur le spectacle « Jaurés, assassiné deux fois ! »

jauresAu lendemain de la représentation de cette pièce qu’organisait l’UPL, où 114 spectateurs sont venus acclamer Pierrette DUPOYET (salle comble), La VOIX du NORD publiait:

Loos: l’assassinat de Jean Jaurès au théâtre, une véritable leçon d’histoire

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 12/11/2014

PAR JULES DUJARDIN (CLP)

À la fois comédienne, auteur et metteur en scène, Pierrette Dupoyet était vendredi soir l’invitée de l’Université populaire loossoise. Seule sur la scène du théâtre du square où les spectateurs ont le bonheur d’être très proche des acteurs, elle a incarné avec une criante vérité Louise, l’épouse de « Jaurès assassiné deux fois ».

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Pierrette Dupoyet s’incarne avec un saisissant réalisme dans le rôle de Louise Jaurès

On ne peut qu’être ému par le talent et la fougue extraordinaire de cette femme de conviction qui ranime la parcelle d’humanité nichée au fond du cœur de chacun des spectateurs.

Le spectacle qu’a créé Pierrette Dupoyet s’inscrit dans le cadre de la commémoration du centenaire de la guerre 1914-1918. Il vient juste à point nous rappeler que, si beaucoup de dirigeants politiques de l’époque rêvaient d’en découdre en envoyant des millions de leurs concitoyens à la mort, d’autres, plus rares, comme Jean Jaurès, étaient ivres de paix et de fraternité. Il fut assassiné le 31 juillet 1914, trois jours avant que la France n’entre en guerre contre l’Allemagne.

L’Université populaire avait bien fait les choses en invitant une trentaine de collégiens à venir participer à cette véritable leçon d’histoire inoubliable car tout est rigoureusement authentique dans le texte de cette pièce. Que de leçons de civisme ! Même lors des révoltes ouvrières qu’il soutient (« Ayez du courage et vous serez un homme libre »), Jean Jaurès demeure un homme de paix : « Nous condamnons ceux qui tracent leur chemin dans le sang et la violence. » Et pourtant, malgré toutes les souffrances de la guerre, la barbarie n’avait pas dit son dernier mot. En mars 1919, l’assassin de Jean Jaurès sera jugé et acquitté par un jury dans lequel ne figurait aucun paysan ni ouvrier…

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